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Vous êtes à votre compte et vous avez l'impression que les banques se méfient de vous ? Vous n'êtes pas seul. Les indépendants, artisans, commerçants, gérants de société et professions libérales représentent une part importante des acheteurs sur la Côte d'Azur, mais leur dossier se prépare différemment de celui d'un salarié en CDI.
Je suis Audrey Hurelle, courtier en crédit immobilier indépendant. Voici ce que les banques analysent réellement, et comment présenter votre dossier pour qu'il soit financé.
1. L'ancienneté de l'activité
La plupart des banques demandent au moins deux à trois bilans complets. Certaines acceptent un dossier plus récent si vous exercez le même métier depuis longtemps (par exemple un salarié devenu consultant dans son domaine, ou un professionnel de santé qui s'installe en libéral). Un courtier sait vers quelles banques orienter un dossier jeune.
2. Quels revenus sont retenus
- Entreprise individuelle ou micro-entreprise : le bénéfice déclaré, et non le chiffre d'affaires.
- Gérant de société : la rémunération versée, parfois complétée par une partie des dividendes réguliers.
- Professions libérales : le bénéfice non commercial figurant sur la déclaration fiscale.
- En général, la banque fait la moyenne des deux ou trois dernières années. Une année exceptionnelle ne suffit donc pas ; une baisse récente doit être expliquée.

3. Les documents à préparer
- Les deux ou trois derniers bilans et comptes de résultat, ou les déclarations de chiffre d'affaires pour un micro-entrepreneur.
- Les avis d'imposition personnels correspondants.
- Un extrait Kbis ou une inscription au répertoire des métiers, selon votre statut.
- Les relevés des comptes personnels et professionnels des derniers mois.
- Une attestation de votre expert-comptable sur l'activité en cours, très appréciée des banques.
4. Ce qui rassure une banque
- Des comptes bancaires bien tenus, sans découvert répété.
- Une séparation claire entre finances personnelles et professionnelles.
- Une épargne de précaution conservée après l'achat.
- Un apport personnel, qui montre votre capacité à épargner.
- Une activité stable ou en progression, expliquée par une courte note si nécessaire.
5. Les erreurs fréquentes
- Réduire fortement son bénéfice imposable juste avant de demander un prêt : cela diminue directement votre capacité d'emprunt.
- Se présenter avec un seul bilan sans explication.
- Faire des dépenses importantes ou ouvrir un nouveau crédit pendant la recherche du bien.
- Déposer des demandes dans plusieurs banques à la fois sans stratégie.
6. Le rôle d'un courtier en crédit
Chaque banque a sa propre politique vis-à-vis des indépendants. Mon travail de courtage en prêt immobilier consiste à présenter votre activité de façon lisible, à cibler les établissements ouverts à votre profil et à négocier les conditions, y compris l'assurance emprunteur. Je travaille à Nice, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Antibes et sur toute la Côte d'Azur.
Questions fréquentes
Peut-on emprunter avec un seul bilan ?
C'est possible auprès de certaines banques, surtout si vous avez une longue expérience dans le même métier, un apport et un dossier bien présenté.
Un micro-entrepreneur peut-il obtenir un prêt immobilier ?
Oui. La banque retient généralement le revenu après abattement fiscal, sur plusieurs années. Un historique régulier est un vrai atout.
Vous êtes indépendant et vous avez un projet d'achat ? Réservez un appel découverte gratuit : nous ferons le point sur votre dossier ensemble.